mercredi 25 avril 2007

Le Rucher école de Saint Laurent

Les ruches du rucher école
Ah la bonne idée que les ruchers écoles! Ce principe est essaimé un peu partout en France et permet à quiconque de se former en apiculture. Dans le médoc, le rucher école est situé sur la commune de Saint Laurent.
C'est simple, si le monde des abeilles vous fascine, si vous êtes tentez de mettre quelques ruches sur votre terrain mais que vous ne savez pas trop comment vous y prendre, si vous désirez apprendre comment récolter le miel.... alors, le rucher école, c'est pour vous!

Tout au long de l'année, des ateliers de formation à l'apiculture sont organisés, actuellement, le rucher compte 25 élèves qui se destinent à l'apiculture pour leur propre plaisir ou en professionnel.
Collection de ruches anciennes
Le rucher école est géré par le syndicat des apiculteurs de la Gironde et d'Aquitaine, soit plus de 200 membres.... un des intérêts d'adhérer au syndicat est de pouvoir bénéficier du matériel acquis par le syndicat, installé au rucher école et qui permet d'extraire le miel... euh désolé! j'ai pas retenu tous les noms des outils, en tout cas, j'ai tout vu, même le petit tableau où chaque adhérent s'inscrit pour utiliser le matériel....et ça fonctionne!

Le rucher école dispose également de tout un matériel pédagogique pour sensibiliser les publics et particulièrement le jeune public, au monde des abeilles.

A noter que le Médoc n'a pas connu comme beaucoup de régions une hécatombe de ces abeilles. Cette véritable hécatombe a été observée sur les ruchers proches des grandes cultures comme le colza qui utilisent énormément de produits phytosanitaires. Une autre chance pour nous est que les abeilles ne vont pas sur la vignes. Les abeilles bénéficient ainsi d'une flore sauvage importante dans la forêt, les landes et les zones humides du Médoc, ce qui permet d'obtenir un miel de grande qualité!

Notez bien le jour de la fête du miel au rucher école de Saint Laurent : le 7 juillet 2007, de nombreuses animations autour de l'apiculture se dérouleront dans ce vaste cadre bucolique toute la journée, à partir de 9h30 avec possibilité de se restaurer sur place.

lundi 16 avril 2007

Atelier du Goût : le Petit Epeautre de Haute Provence


Slow-Food France a co-organisé, en partenariat avec les Vignerons du languedoc, le Salon du Goût et des saveurs d'origine. Cela c'est passé à Montpellier, du 13 au 17 avril. Une des particularités intéressantes de ce Salon, est de proposer des Ateliers du Goût. Ce concept des Ateliers du Goût est un des fers de lance du Slow food dans sa croisade pour l'éducation au goût. Il s'agit de séances de dégustation et de formation autour d'un produit, commentées par des producteurs et des spécialistes. On goûte, on sent, on compare, on développe tous ses sens par des informations sur l'historique, les conditions de production, le terroir, l'approche organoleptique du produit.

J'ai participé à l'Atelier du Goût sur le Petit Epeautre de Haute Provence, une délicieuse et ancestrale céréale. Le Petit Epeautre est l'ancêtre de tous les blés. Sa particularité est qu'il n'a subit aucune modification génétique depuis son origine, du fait qu'il a longtemps été oublié et délaissé. Le Petit Epeautre, ou engrain, a depuis fort longtemps était détrôné par le blé. Celui-çi donne de meilleurs rendements et se montre plus facilement panifiable par sa teneur en gluten.
Le Petit Epeautre s'est alors cantonné (en France) dans des zones de petites montagnes, dans la Haute-Provence. Ce sont des particuliers qui ont continué à la cultiver parce qu'ils souhaitaient la conserver. Le Petit Epeautre, très rustique, s'adapte parfaitement aux conditions climatiques semi-arrides de ces zones.

Depuis une quinzaine d'années, le Petit Epeautre suscite à nouveau l'intérêt du public. Sa culture a été encouragée par des gastronomes qui ont reconnu là, une céréale d'un goût gustatif très intéressant. Les Chefs s'en sont mêlés et l'accommodent de nombreuses façons et les magazines culinaires en font régulièrement référence, participant à la divulgation de cette céréale.

A noter qu'il s'agit d'une semence fermière et qu'on devrait donc parler de populations de Petit Epeautre, car là, fi des clonages et autres hybrides protégés, brevetés et privatisés, si un nouveau producteur souhaite s'installer, on lui donne de la semence! Pour la préserver de la dégénérescence, un principe de rotation sur trois ans est respecté.

Depuis 2005, le petit épeautre de Haute Provence est en cours d'homologation IGP (indication géographique protégée). Sa culture suit un cahier des charges rigoureux, 95% de la surface cultivée sur la zone d'appellation est labellisée en agriculture biologique.
Les producteurs sont contents et fiers de cet engouement. Les nombreuses personnes attentives inscrites à l'Atelier du Goût sur le Petit Epeautre de Haute Provence attestaient de cet intérêt.



L'atelier du Goût sur le Petit Epeautre de Haute provence. Une tribune réunissant un producteur, l'animateur du Syndicat des producteurs, des membres de Slow food du convivum de la zone de production, un ingénieur en Sciences de Aliments. De nombreux participants attentifs...

L'atelier a ainsi démarré sur l'historique et les conditions de production du produit.


Chacun a sa table avait trois petites coupelles : de la farine de petit épeautre, les grains décortiqués et les grains dits vêtus, puisque la céréale doit être décortiquée avant d'être consommée. Nous avions également du pain de petit épeautre fabriqué par un paysan boulanger.

Nous avons alors déguster le petit épeautre cuit simplement, peu salé pour continuer sur un risotto de petit épeautre au lard croustillant et terminer sur une crêpe à la farine de petit épeautre.

Risotto de petit épeautre
Cette céréale peut s'accommoder de mille façons, tout comme le riz. Mais il faut surtout souligner sa richesse nutritionnelle. Ses protéines contiennent les 8 acides aminés essentiels avec la présence de la lysine qui permet l'assimilation des autres protéines. Le petit épeautre est très riche en magnésium et et en phosphore. Bref, que du bon! de la grande qualité, produite traditionnellement dans le respect de l'environnement!
Pour plus de renseignements www.petitepeautre.com

lundi 9 avril 2007

Cuisiner avec des fleurs, et parenthèse sur l'histoire de l'ortie...

Ce soleil printanier et la prolifération de fleurs sauvages qui ont tapissé mon jardin m'a donné envie de tester quelques recettes de ce livre "Saveurs printanières de fleurs sauvages".
Annie-Jeanne, ethno-botaniste, et Bernard Bertrand, paysan écrivain, ont concocté ce livre ainsi que bien d'autres dans la même thématique.
Lui, vous le connaissez sûrement, Bernard Bertrand est à l'origine de la très intéressante Éditions du Terran. On y trouve plein de livres où les plantes et leurs pouvoirs sont au premier plan. Et Bernard Bertrand et le co-auteur, avec Erik Petiot, du fameux "Purin d'ortie et compagnie", à l'origine de ce qu'on a appelé "La guerre de l'ortie" et qui a fait tant couler d'encre. Ce livre s'est en effet vu menacer d'interdiction de vente car il professait des conseils de jardinage réalisables à partir de méthodes naturelles comme le fameux purin d'ortie. Tollé général! et des milliers de lettres d'indignation ont afflué pour protester contre ces interdictions de diffusion des savoirs populaires et méthodes ancestrales.

Cette histoire a eu le mérite de mettre à jour un bout de l'iceberg de l'incroyable et puissante emprise des firmes agro-sanitaires sur le monde du vivant. Petit à petit, des brevets sont déposés et tout se privatise pour appartenir à la grande sphère marchande où tout doit se monnayer en argent trébuchant. Que le purin d'ortie ne soit pas un produit homologué par ces grandes firmes et que sa recette soit divulguée dans un ouvrage pour le grand public a ainsi conduit à une perquisition chez un des auteurs de cet ouvrage!! Incroyable mais vrai, ça c'est passer en France, il y a quelques mois!!

Devant une mobilisation très forte des associations et de la population, un amendement -enfin- a été voté autorisant l'utilisation des "préparations naturelles peu préocupantes"... ouf pour cette fois-çi et un grand merci à tous ceux qui ont relayé les pétitions sur le sujet.



J'avais commencé à parler de la cuisine aux fleurs sauvages en conseillant cet ouvrage "Saveurs printanières de fleurs sauvages". Car oui, des fleurs sauvages se consomment et oui, elles sont très riches en nutriments. Attention! on ne va pas de ce pas se jeter sur tout ce qui pousse!! Certaines plantes sont toxiques et dangereuses alors on se renseigne bien avant. Mais pour ce qui est de la pâquerettes, du pissenlit, du sureau, des primevères, de l'acacia... et de bien d'autres encore facilement reconnaissables, vous avez là de quoi réaliser de délicieux cakes au confit de fleurs sauvages, de concocter des sirops et autres boissons délicieuses et originales et d'agrémenter simplement des banales salades.

Cet ouvrage intègre un herbier gourmand pour nous aider à reconnaître les fleurs sauvages utilisées et nous indique leurs propriétés médicinales. Vous pouvez vous le procurer sur le site des Editions du Terran.